Karima RAFIK défend l’inclusion auprès du ministre Nadia Hai » La lettre économique et politique de PACA

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L’inclusion des femmes et des jeunes au sein des entreprises est un des chevaux de bataille de Karima Rafik qu’elle met en pratique dans sa propre entreprise.


Lors d’un petit déjeuner, Nadia Hai, ministre chargée de la ville et ministre déléguée auprès de Joël Giraud, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, en compagnie de Karima Rafik, présidente de Maison Alpérel, fabriquant de glaces et sorbets et membre de la CCI de Versailles- Yvelines et du Medef, est venue défendre au côté de  Guillaume Cairou, Président de la Chambre de commerce et d’industrie Versailles-Yvelines ses idées en faveur de l’inclusion. Plus particulièrement l’inclusion des femmes et des jeunes au sein des entreprises de la région Île de France. Premier contact prometteur qui devrait déboucher vers de vrais projets par la suite.

« Une entreprise inclusive ne se contente pas de respecter la législation du travail, elle encourage la pluralité des genres, la diversité ethnique et religieuse, elle rejette les préjugés relatifs au genre, à l’orientation sexuelle ou à l’âge. Maison Alpérel est la preuve, s’il en fallait une, que l’inclusion est une force pour l’entreprise, la rendant plus robuste et plus susceptible d’anticiper et de faire face aux difficultés.  La CCI Versailles-Yvelines et moi-même pensons que l’inclusion doit être au cœur des enjeux essentiels des entreprises françaises », analyse Karima Rafik, présidente de Maison Alpérel.

L’inclusion, la force des entreprises

Cette première prise de contact avec la ministre Nadia Hai a permis de confronter les idées de chacun en matière d’inclusion et de constater que tous avaient la même vision de l’entreprise de demain : une entreprise qui accepte la différence et la voit et la vit comme une valeur ajoutée. « La diversité en entreprise est un véritable levier de performance, d’innovation et de développement », martèle Karima Rafik.

Si l’inclusion constitue un enjeu en termes d’image, elle est également un facteur d’amélioration de la performance. En effet, les entreprises qui pratiquent l’inclusion ont près de 60%* de chances supplémentaires de voir leurs profits et leur productivité augmenter et d’améliorer leur réputation. Elles constatent une augmentation de leur chiffre d’affaires par salarié, pouvant aller jusqu’à 30%* et une meilleure rentabilité que leurs concurrents.

Des solutions pour améliorer l’inclusion ?

Évidemment, il n’y a pas de solution miracle pour promouvoir l’inclusion. La détermination des différentes parties prenantes (politiques, entreprises et salariés) à vouloir faire bouger les lignes peut faire la différence et entrainer des changements radicaux.
Différentes mesures sont nécessaires pour contribuer à l’inclusion au sein des entreprises et accroître la part des femmes et des jeunes sur le marché du travail :

  • des lois contraignantes en matière de diversité dans les entreprises,
  • des formations effectivement accessibles à tous,
  • des congés paternité/maternité pris en charge par l’État,
  • des structures d’accueil pour les enfants et les personnes âgées,
  • des modes de travail permettant de concilier vie privée et vie professionnelle,
  • la valorisation du potentiel de chacun et l’accompagnement du développement individuel,
  • etc.

Ces thèmes sont quelques-unes des idées échangées lors de cette première rencontre avec la ministre qui s’est montrée très à l’écoute et dans la même ligne de pensée.

Pour Karima Rafik : « A l’heure des grands débats électoraux, l’inclusion devrait être au cœur des programmes des candidats ».

*Etude Deloitte : Diversité et Inclusion

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