2022-04-26 Premier ministre sur les mesures globales d’urgence

Cette conférence avait eu lieu le 26 avril 2022. Cette fois, les sujets abordés sont les suivants :

  • Les mesures économiques pour lutter contre les hausses de prix,
  • Les aides aux entreprises et aux particuliers,
  • L’aide aux réfugiés d’Ukraine,
  • La politique internationale,
  • La défense,
  • L’évolution des taux de change.

Discours du Premier ministre

À propos du bateau qui a coulé Shiretoko

Avant de commencer cette conférence de presse, je souhaite exprimer mes prières et mes sincères condoléances aux familles des personnes décédées après l’accident d’un navire de tourisme au large de Shiretoko, dans la préfecture d’Hokkaido, le 23 avril.

15 personnes n’ont pas encore été retrouvées et les ministères compétents continuent à déployer tous leurs efforts pour les opérations de sauvetage.

Par ailleurs, en plus de l’audit spécial de l’opérateur à l’origine de cet accident, depuis hier, nous conduisons des inspections de sécurité d’urgence auprès de tous les opérateurs de navires pour passagers du Japon, afin d’en garantir la sécurité et la sûreté.

Gestion de l’économie et mesures globales d’urgence

Ensuite, nous venons de décider un paquet de mesures globales d’urgences pour lutter contre l’envolée des prix du pétrole brut et des produits. Aujourd’hui, je souhaite parler principalement de ces mesures et comment nous gérerons l’économie à la lumière de la situation actuelle.

Alors que le nouveau coronavirus continue à affecter l’économie et la vie de nos concitoyens, l’agression de l’Ukraine par la Russie entraîne le monde entier dans une incertitude accrue. Elle s’accompagne d’une hausse du prix à l’échelle internationale des céréales et du pétrole, ainsi que des perturbations mettant à l’épreuve la stabilité de l’approvisionnement de certains produits marins, de matières premières, etc.

Conséquences de l’augmentation des prix

Le mois dernier, j’ai échangé avec les professionnels d’industries liées à l’alimentation à Toyosu, et ce mois-ci, avec des petites et moyennes entreprises de fabrication à Tsubame Sanjo, dans la préfecture de Niigata et des agriculteurs et des femmes au foyer que j’ai rencontrés dans la préfecture d’Ishikawa. Tous m’ont dit lutter pour s’en sortir d’une manière ou d’une autre, malgré la hausse des prix du pétrole et des denrées alimentaires.

Il faut tout faire pour empêcher que l’envolée des prix du pétrole brut et des denrées empiètent sur la reprise des fonctions socio-économiques qui suivent la crise liée au nouveau coronavirus. Jusqu’à présent, le plan de relance économique de novembre 2021 prévoyait des mesures contre la hausse des prix de l’énergie, et en mars, nous avions adopté des mesures d’urgence pour lutter contre l’envolée des prix du pétrole brut.

En revanche, il est impossible de savoir comment évolueront la situation en Ukraine et l’envolée des prix du pétrole, des matières premières, des céréales, des autres produits et l’instabilité logistique qui en découle. Il est nécessaire de continuer à adopter une perspective à moyen et long terme tout en prenant des mesures préventives.

Approche en deux temps

Dans cette perspective, j’adopterai une approche en deux temps pour une gestion économique et budgétaire complète.

Pendant la première phase, nous financerons des mesures globales d’urgence avec un budget de 13 000 milliards de yens décidé aujourd’hui. Nous gérerons dans l’urgence et avec flexibilité les conséquences sur la vie de la population et les activités économiques, des augmentations des prix du pétrole brut et des denrées causées par la situation en Ukraine. De même, il nous faut asseoir la reprise socio-économique après la crise liée à la COVID-19. Aussi, le Cabinet ministériel décidera de l’utilisation du Fonds de réserve général et du Fonds de réserve Corona d’ici à la fin du mois, afin de passer à une mise en œuvre rapide et afin de faire parvenir rapidement les différentes mesures de soutien aux personnes qui en ont besoin.

En plus de ces mesures, la seconde phase consistera à compiler d’ici au mois de juin le plan de cadrage politique pour la mise en œuvre du projet pour un nouveau capitalisme. Après les élections législatives de cet été, nous préciserons la politique générale pour faire avancer ce plan et le Japon se développera pour être à la pointe des changements structurels socio-économiques, y compris dans le domaine de l’énergie.

Gérer les imprévus

Par ailleurs, en attendant d’arriver à la seconde phase, nous devons faire face à l’imprévisible, face aux risques de reprise de la propagation du nouveau coronavirus et de prolongement des conflits en Ukraine, d’envolée plus importante des prix du pétrole brut et des denrées, etc.

Nous devrons répondre avec rapidité aux besoins financiers imprévus liés à cette situation incertaine et d’assurer la sécurité du public. À cette fin, nous venons de soumettre à l’approbation de la Diète un budget supplémentaire de 5 000 milliards de yens dans le cadre récent des mesures d’urgence globales. Celui-ci aura pour objectif de sécuriser un fonds de réserve pour les mesures contre le nouveau coronavirus, pour des mesures contre l’envolée des prix du pétrole brut et des denrées et pour atténuer les changements drastiques des prix du mazout après le mois de juin. Nous ferons tous les efforts pour le constituer, et nous organiser afin de protéger la vie de la population quelle que soit la situation.

Je souhaite maintenant expliquer les mesures d’urgence globales décidées aujourd’hui.

Les mesures reposeront sur quatre piliers.

Prix du pétrole, du gaz et prix de l’essence

Le premier gérera l’augmentation des prix du pétrole brut. Les mesures relatives au prix du fioul fournissaient jusqu’en avril une compensation de 25 yens par litre (aux distributeurs) sur le prix de l’essence ordinaire, ce qui avait permis de maintenir le prix de l’essence ordinaire à environ 172 yens. Cette fois, sur la base des conclusions d’une équipe d’étude tripartite, nous mettrons en œuvre un nouveau programme de subventions d’environ 1,5 trillion de yens pour une durée de cinq mois, afin de renforcer les mesures existantes d’assouplissement face aux changements drastiques.

Dans le cadre du nouveau système, le prix de base à la pompe descendra à 168 yens pour le moment, et la compensation maximale sera portée à 35 yens afin de pouvoir faire face à de nouvelles augmentations du prix du fioul. De cette manière, si le prix de l’essence devait monter à plus de 200 yens le litre, les pompes à essence devraient pouvoir maintenir pendant quelque temps le niveau du litre à la pompe à 168 yens environ.

En outre, dans l’éventualité peu probable où les prix du marché international du pétrole brut atteindraient des niveaux sans précédent, par exemple 150 USD par baril, et nécessiteraient une compensation supérieure à 35 yens, le gouvernement couvrira la moitié de l’augmentation du prix, afin d’en freiner l’augmentation dans le pays.

Outre l’essence, ces mesures couvriront le diesel, le fioul lourd et la paraffine et le carburant pour avions. De plus, le gouvernement soutiendra de la même manière le gaz GPL pour les taxis.

Parmi les autres aides, il apportera un soutien à d’autres secteurs fortement touchés, tels que ceux des transports, de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche, ainsi que des entreprises liées à la santé publique.

Stabiliser l’approvisionnement en énergie

Le second pilier correspond à des mesures visant à garantir un approvisionnement stable en énergie, en matières premières, en denrées alimentaires, etc. Nous encouragerons encore plus les économes d’énergie et l’utilisation d’énergies propres, par exemple, en soutenant les logements économes en énergie. De même nous passerons à une structure énergétique qui dépend le moins possible des ressources importées.

En prévision d’une situation qui pourrait se prolonger, nous allons diversifier notre approvisionnement en matières premières pour les semi-conducteurs et en matières premières industrielles telles que le palladium, dont nous dépendions de la Russie et de l’Ukraine pour une grande partie de nos importations.

En plus d’encourager les pays producteurs de pétrole à augmenter leur production, afin de diversifier l’approvisionnement en énergie, nous encouragerons l’introduction d’un maximum d’énergies renouvelables et l’utilisation de l’énergie nucléaire. Tous ces outils sont également extrêmement importants pour stabiliser le marché de l’énergie et garantir un approvisionnement en énergie stable et à faible coût. Nous ferons tout notre possible en coopération avec les pays concernés.

Face à la hausse des prix des denrées

La hausse des prix des denrées alimentaires et d’autres produits pèse lourd pour les ménages.

Le gouvernement achète le blé d’importation et le revend aux meuniers locaux. Avec la situation en Ukraine, le prix mondial du blé a récemment augmenté d’au moins 10%. Cependant, le gouvernement maintiendra un niveau équivalent à celui d’avant l’envolée, jusqu’en septembre. En même temps, il aidera à passer du blé d’importation au blé et à la farine fabriqués au Japon.

Pour l’agriculture, le gouvernement soutiendra l’approvisionnement stable en matières premières pour les engrais et augmentera le fonds de sécurité pour les aliments pour animaux afin d’atténuer l’impact de la hausse des prix à l’importation sur les opérations commerciales.

Dans le secteur de la pêche, le gouvernement aidera l’industrie de la transformation du poisson à se procurer des matières premières pour remplacer les produits russes tels que le crabe, l’oursin et les œufs de saumon et, compte tenu de l’incertitude croissante concernant les opérations menées dans le cadre de l’accord de pêche avec la Russie, il apportera un soutien aux pêcheurs concernés de manière flexible.

En outre, compte tenu de l’interdiction partielle des importations de bois en provenance de Russie, le gouvernement soutiendra l’utilisation de bois d’origine nationale.

Soutien aux PME

Le troisième pilier est le soutien aux PME. Nous continuerons à optimiser les transactions afin de garantir que les augmentations des coûts de l’énergie, des matières premières, de la main-d’œuvre, etc. se répercutent de manière appropriée sur les prix. À cet effet, le gouvernement encouragera la hausse des salaires en instaurant des mesures d’incitation sur les marchés publics et par des subventions.

Parallèlement à la baisse du taux d’intérêt des prêts Safety net (セーフティネット) des institutions financières gérées par le gouvernement, nous prolongerons jusqu’à la fin du mois de septembre les prêts pratiquement sans intérêts et sans garant, afin de satisfaire aux besoins en matière de trésorerie.

(NdT : Cf.  les traductions des aides No 4 – セーフティネット保証4号 ou No 5 – セーフティネット5号, et 危機関連保証, ainsi que cet article : Paquet de revitalisation des PME pour 2022)

En outre, un quota spécial sera créé pour les subventions à la restructuration des entreprises afin d’encourager les entreprises à se lancer dans de nouvelles activités face à la hausse des prix du pétrole et de l’inflation.

Soutenir les particuliers – les aides

Le quatrième pilier est le soutien aux personnes dans le besoin et aux autres personnes confrontées à la hausse des prix dans un contexte de crise liée à la COVID-19. Nous prolongeons la période de demande d’application des dispositions spéciales des petits prêts d’urgence 緊急小口資金 et autres aides pour les personnes dans le besoin. Parallèlement, les foyers qui élèvent des enfants avec un revenu bas recevront automatiquement une allocation de 50 000 yens par enfant et nous renforcerons le Safety net afin de protéger les moyens de subsistance.

Le gouvernement apportera également, par le biais des ASBL, un soutien concret aux personnes souffrant de solitude et d’isolement en raison du prolongement des conséquences de la crise liée à la COVID-19.

Il élargira audacieusement le cadre de la subvention extraordinaire pour la revitalisation régionale. À cette fin, il établira un nouveau cadre de 1 000 milliards de yens pour gérer les augmentations du prix du pétrole et des denrées. En plus des mesures de soutien fournies par le gouvernement national, les organismes publics locaux pourront ainsi apporter, selon les conditions locales, une aide aux moyens de subsistance des personnes dans le besoin, un soutien non seulement aux entreprises du secteur de l’agriculture, à la sylviculture, à la pêche et aux petites et moyennes entreprises (PME), ainsi qu’une aide détaillée aux particuliers et aux entreprises touchés par les augmentations des prix, dont ceux de l’électricité et du gaz.

Ensuite, nous soutiendrons également fermement les décisions et les initiatives des gouvernements locaux et des conseils scolaires visant à réduire la charge des coûts des repas scolaires.

Pendant la Golden Week

Enfin, comme nous approchons des vacances de la Golden Week, nous souhaitons solliciter votre coopération dans la lutte contre le nouveau coronavirus.

C’est grâce à la coopération du public qu’il est maintenant possible de passer la première Golden Week depuis trois ans sans déclarer un état d’urgence ou des mesures de prévention des pandémies et autres mesures prioritaires. Néanmoins, nous devons rester sur nos gardes. Nous invitons la population à coopérer sur les trois points suivants, afin de prévenir la reprise de la propagation du virus et pour revenir progressivement à nos activités socio-économiques.

Le premier point concerne la promotion des vaccinations. Nous encourageons les personnes habituellement occupées par leur travail ou leurs études à profiter des vacances pour se faire vacciner. La troisième vaccination est efficace pour prévenir les infections, et en particulier pour empêcher l’aggravation des symptômes. Nous vous invitons à vous faire vacciner pour vous protéger et protéger les personnes qui vous sont chères.

Le second concerne l’utilisation des tests proactifs de dépistage. Nous encourageons les personnes qui rentrent chez dans la maison familiale de recevoir une inoculation de rappel ou de faire un test de dépistage avant de se déplacer. On peut se faire dépister dans un centre de dépistage gratuit près de chez soi. De plus, pour la période des congés, nous élargissons à titre temporaire le nombre de centres de dépistage gratuit aux gares principales, aux aéroports, etc.

Et, troisièmement, les mesures de base de contrôle des infections. Une fois encore, veillez à appliquer rigoureusement les mesures telles que le port du masque, la désinfection des mains, l’aération et éviter les « Trois F » (lieux fermés, lieux de foule, lieux dans lesquels on se frôle / parle fort). Nous maintiendrons une vigilance maximale pendant cette période de transition vers la normalité, pendant laquelle nous rétablissons progressivement les activités socio-économiques.

Nous demandons donc la compréhension et la coopération du public à cet égard.

Questions de la presse

Pourquoi un budget d’urgence avant de savoir comment appliquer les mesures globales d’urgence ?

Bonjour. Ma question concerne les mesures globales d’urgence Le gouvernement a préparé un budget supplémentaire et vous dites qu’il viendra s’ajouter à celui actuellement utilisé. Cependant, certains soulignent que ce fonds de réserve doit être constitué avec soin, car la Diète en aura un contrôle moins important.

Certains soutiennent que si l’on ne décide pas immédiatement de son utilisation, ou s’il n’est pas nécessaire, il vaudrait mieux soumettre une proposition de budget supplémentaire lors d’une session parlementaire spéciale à l’automne, par exemple, pendant laquelle on pourrait indiquer clairement comment l’argent sera dépensé. Je suppose que cette décision vient après en avoir parlé avec les partis au pouvoir. Néanmoins, pourriez-vous nous dire, Monsieur le Premier Ministre, s’il est vraiment nécessaire d’augmenter ce fonds de réserve ?

Une partie des mesures sera en œuvre dès ce mois d’avril

Tout d’abord, comme je l’ai mentionné précédemment, nous voulons approcher la gestion économique et fiscale en deux temps, afin qu’elle soit complète. En d’autres termes, la première étape consiste au passage à la mise en œuvre dans le courant de ce mois de mesures incluses dans les mesures globales d’urgence afin de gérer avec flexibilité les crises auxquelles nous sommes confrontés, y compris par la hausse du prix du pétrole. La deuxième étape consiste à définir nos objectifs concernant le nouveau capitalisme et son plan de mise en œuvre, ainsi qu’une politique-cadre. Le tout sera ensuite concrétisé en mesures globales après les élections de la Chambre des députés de cet été.

Anticiper une reprise de la propagation du virus

D’autre part, même jusqu’à cet été, que cela soit pour le nouveau coronavirus ou pour la situation en Ukraine, nous devons rester vigilants, car il y a un risque de prolongement de la situation infectieuse ou de propagation du virus. C’est pourquoi, cette fois, le budget supplémentaire tient compte de l’incertitude de situations telles que celles dont je viens de parler et vise à sécuriser des fonds pour les mesures visant à atténuer les changements drastiques des prix des carburants de juin à septembre, et pour répondre rapidement à tout imprévu qui pourrait faire empirer la situation, par exemple. Par conséquent, ce budget supplémentaire et ces fonds de réserve sont nécessaires pour protéger les moyens de subsistance de la population.

Ensuite, vous pointez que la Diète sera moins pointilleuse dans ses vérifications. L’utilisation du fonds de réserve que nous prévoyons de constituer sera limitée aux mesures de lutte contre le nouveau coronavirus et contre l’envolée des prix du pétrole brut et des denrées. Par conséquent, nous prévoyons de consulter et de l’expliquer soigneusement à la Diète.

À propos de la visite d’une délégation sud-coréenne

Bonjour. Ma question concerne la diplomatie. Une délégation envoyée par le président élu sud-coréen Yun Suk-yeol pour discuter de la politique entre la Corée du Sud et le Japon est actuellement en visite au Japon, ce que certains considèrent comme un signe de l’importance que le nouveau gouvernement sud-coréen accorde au Japon. Monsieur le Premier Ministre, vous avez également accueilli cette délégation aujourd’hui et vous lui avez dit que l’amélioration des relations entre les deux pays ne pouvaient pas attendre.

Comment envisagez-vous actuellement une dynamique d’amélioration entre la Corée du Sud et le Japon ? Ensuite, pour que les relations s’améliorent avec la Corée du Sud, que devraient faire la Corée du Sud ?

L’amélioration des relations ne peut plus attendre

Comme vous venez de le dire, j’ai rencontré aujourd’hui la délégation de la Corée du Sud pour des consultations sur la politique. Durant notre entretien, j’ai mentionné qu’une menace pesait actuellement sur l’ordre international fondé sur des règles précises, et que dans le contexte international actuel, nous avions maintenant surtout besoin de coopération stratégique entre le Japon et la Corée du Sud et encore plus entre le Japon, les États-Unis et la Corée du Sud, et que par conséquent, l’amélioration des relations entre nos deux pays ne pouvaient plus attendre.

En outre, j’ai également déclaré que nous avions besoin de faire évoluer les relations entre le Japon et la Corée du Sud sur la base des fondements des relations amicales et de coopération établis depuis la normalisation de nos relations diplomatiques en 1965, et que cela nécessite de résoudre les questions en suspens, y compris celle des travailleurs de l’ancienne péninsule coréenne.

Un désir mutuel de rétablir des relations saines

En réponse, la délégation a répondu que la Corée du Sud attachait de l’importance aux relations entre nos deux pays et qu’elle souhaitait coopérer pour les améliorer. En tout état de cause, je pense que le respect des accords entre les pays est fondamental pour qu’ils aient des relations. Nous avons l’intention de commencer par bien évaluer la position du nouveau gouvernement sud-coréen, y compris à travers les échanges avec la délégation de consultation politique pendant son séjour.

Ensuite, c’est sur la base de positions cohérente que le Japon communiquera étroitement avec le président élu Yun et son nouveau gouvernement, afin de rétablir des relations saines entre nos deux pays.

Quelles mesures après l’accident de Shiretoko ?

Bonjour. Ma question porte sur l’accident de Shiretoko, qui implique un bateau de tourisme. Nous entrons dans la saison touristique, qui comprend aussi la Golden Week. Quelles mesures envisagez-vous pour éviter qu’un tel accident se reproduise ? Ensuite, pensez-vous qu’il soit nécessaire de revoir les mesures de sécurité existantes, y compris en renforçant le système d’inspection et de contrôle technique ?

Pour commencer, comme je viens de le présenter en introduction, les institutions compétentes continuent actuellement les opérations de recherche liées à cet accident. Ensuite, nous menons un audit spécial auprès de l’entrepreneur qui a causé cet accident, et nous vérifions, entre autres, la mise en œuvre des mesures de gestion de la sécurité.

Des mesures à l’échelle nationale et un groupe d’étude

Ensuite, pour ce qui est d’éviter qu’un tel accident se reproduise, nous avons de nouveau donné des instructions rigoureuses aux entreprises de transport maritime de passagers de tout le pays, pour qu’elles contrôlent leur équipement de sécurité. De plus, tous les Bureaux nationaux des transports du pays effectuent des inspections de sécurité en urgence.

Ensuite, nous venons de prendre actuellement de telles mesures. Cependant, je pense qu’à la lumière de cet accident, il est également important de réfléchir à des mesures de sécurité rigoureuses. À cette fin, aujourd’hui, j’ai donné des instructions au ministère des Terres, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme pour qu’il constitue un groupe d’étude qui reverra les pratiques en matière de sécurité, y compris concernant la réglementation, et pour qu’il établisse des mesures de sécurité rigoureuses. Nous tiendrons aussi compte des conclusions de ces études lorsque nous envisagerons de futures mesures de sécurité.

Faudra-t-il un nouveau projet pour financer le “nouveau capitalisme” ?

Je voudrais confirmer ma compréhension de votre approche en deux étapes. Vous avez dit qu’après l’élection de la Chambre des représentants, vous prendrez des mesures pour concrétiser le nouveau capitalisme. Toutefois, lorsqu’il faudra le financer, cela signifie-t-il que vous présenterez un nouveau budget supplémentaire après les élections, lors d’une session extraordinaire de la Diète ?

Comme je viens de l’énoncer précédemment, nous prévoyons d’établir d’ici juin notre vision et un plan de mise en œuvre du nouveau capitalisme et la politique-cadre de 2022. L’idée est que nous devons d’abord clarifier ces choses. Ensuite, nous concrétiserons les mesures globales après les élections de la Chambre des représentants.

Je m’abstiendrai de donner des détails à l’avance. Néanmoins, il s’agit de promouvoir fermement diverses mesures visant à concrétiser le nouveau capitalisme. En outre, nous aurons besoin d’aborder les changements structurels de l’économie et de la société lorsque nous réfléchirons autant sur les domaines de l’énergie ou de la neutralité carbone pour 2050, etc. Nous voulons nous assurer que nous choisissons la bonne orientation pour devenir compétitifs également sur de tels sujets.

Avec cela, pour répondre à votre question sur l’éventualité de la constitution d’un budget supplémentaire, dans l’ordre des choses, il convient de commencer par bien définir notre politique, puis de définir les ressources financières. Par conséquent, nous commencerons par bien définir ce dont je viens de parler, puis par obtenir la compréhension de la population. C’est ce qu’il me semble important.

Quelle diplomatie pendant les visites du Premier Ministre en Europe et en Asie du Sud-est ?

Bonjour. Monsieur le Premier Ministre, pendant le pont de la Golden Week, j’ai appris que vous prévoyez d’aller dans l’Asie du Sud-est et en Europe. Pourriez-vous nous donner votre calendrier ? Ensuite, il va y avoir le Quad et le sommet du G7 en Allemagne au mois de juin. Quel type de diplomatie comptez-vous mettre en avant ?

Sur le calendrier et les sujets de discussion

Tout d’abord, cette agression de l’Ukraine par la Russie est une tentative de changer par la force et unilatéralement le statu quo actuel. Il s’agit d’un acte qui déstabilise l’ensemble de l’ordre international, non seulement en Occident, mais encore en Asie. Une telle tentative ne devrait pas être autorisée dans la région Indo-pacifique, et en particulier en Asie de l’Est. Je prévois de développer des relations diplomatiques au sommet sur la base de ces idées.

Toutefois, pour le moment, nous n’avons toujours pas défini de calendrier ferme pour la réunion des chefs d’État entre le Japon, les États-Unis, l’Australie et l’Inde, ainsi que pour la visite au Japon du Président Biden. En suite, à la fin du mois de juin, le sommet du G7 devrait se tenir en Allemagne. J’utiliserai de telles occasions pour développer stratégiquement une diplomatie au sommet visant à préserver la paix par tous les moyens.

Vis-à-vis des pays occidentaux, il est important de confirmer une coopération ferme, notamment au sein du G7. Ensuite, vis-à-vis des pays asiatiques, il s’agit de rappeler que l’ordre international continue à être remis en question. Aussi, nous devons travailler dur pour sensibiliser à ces questions et faire comprendre l’importance de la coopération dans la communauté internationale. Je suis conscient qu’il est important de prendre l’initiative pour faire évoluer l’opinion internationale sur ce sujet.

Sur la capacité de défense du Japon

Bonjour. Nous aimerions vous interroger sur le renforcement des capacités de défense et des dépenses de défense. À la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’Allemagne a annoncé qu’elle allait porter son budget de défense à 2 % du PIB (produit intérieur brut). La dernière proposition du PDL suggère également la nécessité de prévoir un niveau budgétaire suffisant pour renforcer la capacité de défense du Japon dans un délai de cinq ans, en gardant à l’esprit un objectif d’au moins 2 %.

Monsieur le Premier Ministre, pensez-vous à un objectif de 2% pour les dépenses de défense ? Pouvez-vous nous préciser comment vous pensez renforcer notre capacité de défense à l’avenir ?

Définir les besoins en défense et la façon de le faire

Tout d’abord, on peut observer divers changements, y compris en Allemagne, depuis l’agression de l’Ukraine par la Russie. Au Japon aussi, les discussions sur la nouvelle stratégie de sécurité nationale, etc., se poursuivent énergiquement au sein du Parti libéral démocrate (LDP). À l’avenir, pendant que nous travaillons à l’élaboration d’une nouvelle stratégie de sécurité nationale, nous devrons envisager toutes les options de manière réaliste, sans les exclure. Ensuite, je pense que nous devons renforcer fondamentalement nos capacités de défense.

Ce que nous devons d’abord faire, c’est ouvrir un débat réaliste et concret sur ce qui est nécessaire pour protéger la vie et les moyens de subsistance de la population, et ensuite construire à partir de là. Ensuite, pour y parvenir nous aurons besoin de bien définir un budget pour soutenir ce dont nous avons besoin. Je souhaite que nous envisagions de sécuriser fermement notre engagement budgétaire dans cet ordre.

Quoi qu’il en soit, il est important de discuter de manière concrète et réaliste de ce dont nous avons besoin pour protéger la vie et le mode de vie de la population à partir de maintenant. Ce n’est qu’une fois que nous l’aurons fait que nous sécuriserons pleinement un budget qui soutient ces choix. C’est la façon dont le gouvernement souhaite travailler.

Discussions avec le Président indonésien

Monsieur le Premier Ministre, vous allez visiter plusieurs pays pendant la Golden Week, y compris l’Indonésie, parmi les pays de l’Asie du Sud-est. De quoi prévoyez-vous de discuter lorsque vous serez en Indonésie ? Pouvez-vous être précis ? Merci.

Comme vous le dites, si les circonstances le permettent, j’aimerais visiter l’Indonésie et d’autres pays d’Asie du Sud-Est ainsi que l’Europe pendant la Golden Week. D’abord, l’Indonésie présidera la réunion du G20 (Sommet des chefs d’État sur la finance et l’économie mondiale) de cette année. Ensuite, l’Indonésie présidera aussi l’ANASE (Association des nations de l’Asie du Sud-est l’an prochain. À l’occasion de ma visite, je prévois d’échanger franchement avec le Président Joko WIDODO sur le sujet de l’agression de l’Ukraine, et avant tout confirmer fermement la coopération entre nos deux pays.

Ensuite, à l’occasion de cette visite, j’espère également une accélération de la coopération en vue de la réalisation d’un « Indo-Pacifique libre et ouvert » et une coopération bilatérale dans le domaine économique, à commencer par la neutralité carbone en Asie. Quoi qu’il en soit, nous procédons actuellement à un ajustement de nos calendriers avec ces objectifs en tête.

Quelles aides aux déplacés d’Ukraine ?

Bonjour. Cela fait près de deux mois que les évacués d’Ukraine ont commencé à prendre refuge au Japon. À l’avenir, de plus en plus de personnes vont rester ou s’installer à moyen ou long terme, que pensez-vous que le gouvernement devra faire pour soutenir les personnes déplacées à moyen ou long terme ? Merci de nous donner votre opinion.

Si la situation en Ukraine devait se prolonger, il est bien possible que la durée de séjour des personnes évacuées d’Ukraine se prolonge. C’est pourquoi l’aide à moyen et long terme que nous fournirons s’adaptera à leurs besoins, et prendra principalement la forme d’aide à l’emploi par le biais d’Hello Work, ou d’aide à la scolarisation par le biais du développement de systèmes d’acceptation dans les écoles, ou encore de l’enseignement du japonais nécessaire à la vie dans les installations d’hébergement temporaire et dans les municipalités d’accueil.

Afin de s’assurer que ce soutien parvienne aux personnes déplacées, nous leur enverrons une lettre, incluant les coordonnées d’un service de consultation, et fournirons des informations en japonais, en ukrainien et en anglais, ainsi qu’une adresse électronique pour recevoir des informations utiles à leur vie quotidienne. Nous souhaitons promouvoir ces initiatives.

En outre, nous avons également organisé des séances d’information à l’intention des autorités locales qui accueillent des évacués ukrainiens. Nous continuerons aussi à évaluer soigneusement les besoins de ces derniers et à leur fournir un soutien adapté à leurs besoins.

La Banque du Japon doit-elle modifier sa politique pour soutenir le yen ?

Ma question porte sur la dépréciation du yen. Alors que la Banque du Japon poursuit sa politique de taux d’intérêt bas, on craint que les États-Unis ne relèvent leurs taux d’intérêt et que le yen ne s’affaiblisse davantage. Monsieur le Premier Ministre, quel est votre point de vue sur la nécessité pour la Banque du Japon de modifier ses politiques pour soutenir le yen, qui se trouve dans ce que l’on appellerait une « mauvaise dépréciation du yen » ?

Je pense qu’un Premier Ministre doit s’abstenir de commenter précisément sur la dépréciation du yen ou sur son cours. Toutefois, je pense qu’au moins en ce qui concerne la dépréciation les cours des devises ont brusquement fluctué, et que cela n’est pas souhaitable pour beaucoup.

Ensuite, le mesures pour y répondre font l’objet de discussions, y compris concernant les taux d’intérêt, etc. Néanmoins, le niveau des taux de change dépend des mesures économiques, monétaires et des différentes politiques.

Si je devais ajouter quelque chose, ce serait que la Banque du Japon poursuit cette politique dans le cadre d’un objectif de progression des prix de 2%. Le gouvernement espère qu’elle continuera ces efforts relativement à cet objectif.

En tout état de cause, je viens de mentionner le taux de change en termes généraux, mais je m’abstiendrai de me prononcer sur des niveaux spécifiques.

Écouter le discours : 岸田内閣総理大臣記者会見-令和4年4月26日|政府インターネットテレビ (gov-online.go.jp)

Autres articles utiles

  • Les articles concernant les mesures aux frontières et les règles concernant les visas se trouvent maintenant dans le coin « Immigration & Frontières » d’Infos Locales au Japon.

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